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L’ASLOCA a présenté aujourd’hui lors d’une conférence de presse, les résultats de son sondage auprès des locataires, réalisée en collaboration avec l’institut de recherche Sotomo auprès de 34 441 personnes. Cette enquête met en lumière une situation préoccupante : les locataires sont sous pression dans toute la Suisse et beaucoup n’osent pas faire valoir leurs droits.

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Les loyers pèsent lourdement sur les ménages dans toute la Suisse

La hausse des loyers exerce une pression considérable sur de nombreux ménages. Près de 40 % des personnes interrogées consacrent plus de 30 % de leur revenu au loyer, un seuil qui dépasse les recommandations de Caritas et marque l’entrée dans une zone de risque de précarité. Environ une personne sur vingt consacre même plus de la moitié du revenu de son ménage au logement. Cette situation tendue concerne l’ensemble de la Suisse : aucune différence significative n’est observée entre zones urbaines et rurales, ni entre régions linguistiques.

Les locataires n’osent pas se défendre

Environ 70 % des personnes interrogées déclarent avoir rencontré des problèmes avec leur bailleur. Pourtant, la plupart renonce à faire valoir ses droits. Ainsi, près de la moitié n’a pas demandé de baisse de loyer malgré la diminution du taux d’intérêt de référence. Le constat est similaire pour la contestation du loyer initial : seuls 5 % ont déjà contesté leur loyer initial, alors que la démarche aboutit, totalement ou partiellement, dans 75 % des cas. La peur des locataires de faire valoir leurs droits joue un rôle déterminant. Près de 23 % des personnes interrogées redoutent de perdre leur logement dans les deux prochaines années, principalement en raison de travaux. Une inquiétude fondée dans un contexte où certaines résiliations servent en réalité des stratégies spéculatives visant à augmenter les loyers.

Un déséquilibre structurel dans la relation de bail

La principale raison invoquée pour expliquer cette retenue est la crainte de détériorer la relation avec le bailleur. Les résultats mettent en évidence un déséquilibre structurel : les locataires doivent généralement faire valoir leurs droits à titre individuel, tout en étant dans une relation de dépendance vis-à-vis de leurs bailleurs. Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que près de 60 % des personnes interrogées estiment que le droit du bail actuel favorise les bailleurs.

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31 mars 2026
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